Invitation

20 juillet 2012

AGENDA DE LA 17ème EDITION DE L’UNIVERSITE DU RAMADAN

Du Samedi 21 Juillet 2012 au Lundi 13 Août 2012 par le Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty en direct de l’Institut Université du Ramadan sis à la Cité Alia Diène et sur www.moustarchidine.sn www.moustarchidine.com   www.moustarchidine.com   www.moustarchidine.it    www.moustarchidine.fr  www.moustarchidine.net

Thème central : Héritage mystique et héritage politique : pour qui et pour quoi ?

DATE

HEURES

THEMES

CONFERENCIERS

21 Juillet 2012

21H

OUVERTURE OFFICIELLE

SEYDI MOUHAMADOU MOUSTAPHA SY

22 Juillet 2012

PAUSE

23 Juillet 2012

21H

L’espace et le temps dans la mystique

Pr Souleymane Bachir DIAGNE

24 Juillet 2012

21H

Les aspects mystiques dans les valeurs traditionnelles africaines

Docteur Djiby DIAKHATE Sociologue

25 Juillet 2012

JOURNEE DES CADETS

26 Juillet 2012

21H

L’impact de la poésie mystique dans l’éducation du disciple

Oustaz Khalifa MBAYE

27 Juillet 2012

21H

La Tidjania : une évolution dans l’héritage mystique du Prophète (PSL)

Dr Bachir NGOM Islamologue

28 Juillet 2012

21H

Cours Responsable Moral

SEYDI MOUHAMADOU MOUSTAPHA SY

29 Juillet 2012

PAUSE

30 Juillet 2012

21H

Politique et religion : mariage de raison ou alliance conjoncturelle

Docteur Momar KANE

31 Juillet 2012

21H

Vents de révolte dans le monde: facteurs mystiques ou facteurs politiques

Yoro DIA Journaliste

1er  Août 2012

JOURNEE DES CADETS

2 Août 2012

21H

L’Amour dans la mystique : dimensions et expressions

Oustaz Hady NIASS Islamologue

3 Août 2012

21H

Etat de droit, immunité et privilèges de juridiction

Me Boucounta DIALLO Avocat à la Cour

4 Août 2012

21H

Cours Responsable Moral

SEYDI MOUHAMADOU MOUSTAPHA SY

5 Août 2012

PAUSE

6 Août 2012

21H

Peut-on parler d’héritage politique face au déclin de toutes les idéologies

Docteur Abdou Khadr LO

7 Août 2012

21H

Mystique et Pouvoir Politique

Pr Lamine NDIAYE Sociologue UCAD

8 Août 2012

JOURNEE DES CADETS

9 Août 2012

21H

La fusion des pouvoirs mystique et politique : l’exemple de El Hadj Omar

Professeur Samba DIENG UCAD

10 août 2012

21H

L’éducation mystique : principes et démarche initiatique

Oustaz Babacar DIOP

11 Août 2012

21H

Cours Responsable Moral

SEYDI MOUHAMADOU MOUSTAPHA SY

12 Août 2012

PAUSE

13 Août 2012

21H

La mystique entre l’être et le paraitre

Imam Samba DIOP

 

Une belle histoire

8 septembre 2011

Salut à tous! Ayant reçu et beaucoup apprécié ce texte, je me suis dit qu’il ne serait pas mal de le partager avec vous. je vous le livre in extenso.
 
Il était une fois une île sur laquelle vivaient tous les sentiments et toutes les valeurs humaines : la Bonne humeur, la Tristesse, la Sagesse… ainsi que tous les autres, y compris l’Amour.
Un jour, on annonça que l’île allait être submergée. Alors tous préparèrent leurs embarcations et s’enfuirent.

 

Seul l’Amour resta, attendant jusqu’au dernier moment. Quand l’île fut sur le point de disparaître, l’Amour décida de demander de l’aide.
La Richesse passa près de l’Amour dans un bateau luxueux et l’Amour lui dit : « Richesse, peux-tu m’emmener ? » « Je ne le peux pas car j’ai beaucoup d’or et d’argent dans mon bateau et il n’y a pas de place pour
toi. »

Alors l’Amour décida de demander à l’Orgueil qui passait dans un magnifique bateau : « Orgueil, je t’en prie, emmènes moi. » « Je ne peux pas t’emmener, Amour, tu pourrais détruire la perfection qui règne dans mon bateau. »


Ensuite l’Amour demanda à la tristesse qui passait par là : « Tristesse, je t’en prie, emmènes moi. » « Oh Amour » répondit la Tristesse « je suis si triste que j’ai besoin de rester seule. »


Ensuite la Bonne humeur passa devant l’Amour, mais elle était si heureuse qu’elle n’entendit pas qu’on l’appelait.


Soudain une voix dit : « Viens, Amour, je t’emmène avec moi. » C’était un vieillard qui l’avait appelé. L’Amour était si heureux et si rempli de joie, qu’il en oublia de lui demander son nom. Arrivés sur la terre ferme, le vieillard s’en alla. L’Amour se rendit compte combien il lui était redevable et demanda au Savoir : « Savoir, peux tu me dire qui est celui qui m’a aidé ? » « C’est le Temps » répondit le Savoir » « Le Temps ? », demanda l’Amour, « Pourquoi le Temps m’aurait-il aidé ? » Le Savoir plein de sagesse répondit : « Parce que seul le Temps est capable de comprendre combien l’Amour est important dans la vie ».


Je vous aime mes amis 

On peut être meilleur(e)s ami(e)s un an, Très bon(ne)s ami(e)s l’année suivante, Ne pas se parler souvent l’année d’après, Et ne plus avoir envie de se parler l’année suivante, Alors je voulais juste te dire,


Même si un jour je ne te parle plus, Tu es unique pour moi et tu as fait un changement dans ma vie,


Je te regarde, te respecte, et t’admire.   


Envoie ça à tous tes amis,


Même si vous ne vous parlez pas souvent, Même si vous n’êtes pas très proches, Et envoie le à la personne qui te l’a envoyé.   

Que tes ancien(ne)s ami(e)s sachent que tu ne les as pas oublié(e)s,   Et tes nouveaux et nouvelles, que tu ne les oublieras jamais.   Rappelle-toi, tout le monde a besoin d’un ami, Un jour, tu te diras peut-être que tu n’as PAS D’AMIS, Rappelle-toi juste de ce texte, et réconforte-toi en pensant à eux. 


Salut & excellente journée !

Abdoulaye TOURE
Enseignant-Chercheur
IFAN/Université Cheikh Anta Diop

ENTRETIEN AVECM.MALICK MBAYE, RECTEUR DE L’UNIVERSITE DU RAMADAN

23 août 2011

ECHOS DES UNIVERSITES DU RAMADAN N°04

Date de parution : 12 Août 2010

Entretien avec M. Malick Mbaye, recteur de l’Université du Ramadan

Réalisé par Moustapha Mbaye

Echos des U R : Vous entamez la 15ème  édition de l’Université du Ramadan. 15ans durant lesquelles le rendez-vous a été respecté. Quels sentiments vous inspire cette régularité ?

M. Mbaye : Notre sentiment est celui d’une reconnaissance et d’une gratitude profonde à l’endroit du Seigneur qui nous a donné la force et le courage de persévérer malgré les obstacles et les difficultés. Cette persévérance nous a facilité l’acquisition d’une expérience nous permettant de toujours franchir un pas vers la perfection. Chaque édition est une preuve tangible que le flambeau est de plus en plus haut grâce à une équipe capable de relever les défis.

Echos des U R : «Le cercle du pouvoir : une légitimité divine ou une légalité constitutionnelle ? », tel est le thème de cette édition. A deux ans des échéances de 2012, est-ce un choix gratuit ?

M. Mbaye : L’Université du Ramadan est toujours en phase avec l’actualité et les questions qui interpellent la Communauté musulmane en général et sénégalaise en particulier.

Donc le choix des thèmes ne saurait être fortuit. Déjà, les prochaines joutes électorales taraudent tous les esprits bien que les échéances soient lointaines. Le D.M.W.M a alors senti la nécessité d’appeler les uns et les autres à plus de réalisme aux fins de modérer le pessimisme des uns et l’optimisme des autres et de parer à toutes dérives pouvant en découler.

 Echos des U R : Au regard des thèmes programmés, ne craignez-vous pas que le pouvoir en place vous classe parmi les opposants ou que ses détracteurs fassent de vos assises une tribune de campagne ?

M. Mbaye : Les thèmes choisis ne sauraient être une raison pour ranger les Moustarchidines dans tel ou tel camp. L’objectif du Dahira est de faire jaillir la Vérité et la Justice de les appuyer, de quelque coté qu’elles puissent être. C’est ainsi que la position du D.M.W.M ne tient pas compte de formation politique ou de courant idéologique ; elle est impartiale. Nos assises sont ouvertes à tout le monde,

Echos des U R : Avez-vous mis en place une stratégie de suivi-évaluation appropriée à l’Université du Ramadan ?

M. Mbaye : Evidemment ! Toutes les éditons ont eu un programme de suivi déroulé après le Ramadan qui consiste à organiser des séances d’évaluation, de démultiplication et surtout la mise en œuvre de stratégies de réinvestissement sur le terrain.

 

L’UNIVERSITE DU RAMADAN : UNE MANIERE BIEN SINGULIERE D’HONORER LE MOIS BENI

22 août 2011

ECHOS DES UNIVERSITES DU RAMADAN N°04

 

Date de parution : 12 Août 2010

L’Université du Ramadan 

Une manière bien singulière d’honorer le mois béni

Par Papa Gora Diagne

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Le mois de Ramadan est pour le musulman, une occasion de bilan physique, moral et intellectuel. Il constitue aussi, un moment privilégié de raffermissement de la foi, des liens et rapports sociaux. Ainsi, pour bénéficier des bienfaits de ce troisième pilier de l’Islam institué en l’an 2 Hégire, certains foyers religieux comme la Mecque se consacrent à des prières surérogatoires publiques « nawaafil », d’autres à des récitals du Saint Coran ou même des espaces de révision de son message. Parmi ces dernières, nous pouvons noter « Ad duruusul hassanya » du Maroc et l’Université du Ramadan au Sénégal.

Mais, si au Maroc, c’est l’Etat qui organise à travers son souverain, au Sénégal par contre, il s’agit d’une exclusivité du Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty. Sa genèse remonte à 1995 mais ce n’est qu’en 1997 qu’elle a pris sa forme actuelle ; le tout, sous la direction de son Responsable Moral, As Saïd Mouhamadoul Moustapha SY. Celui-ci a très tôt compris l’urgence de contemporiser le message du Prophète Mohamed (PSL). Il a ainsi saisi l’opportunité qu’offre ce mois de grâce pour réactualiser les enseignements du Coran et de la Sunna.

De nos jours, l’Université du Ramadan a pris une envergure mondiale grâce à sa particularité et à l’utilisation des TIC. En effet, il s’agit d’assises ouvertes à tous, exemptes de clivages confrériques, d’école ou de religion et, traitant de thèmes d’actualité dans une dynamique constructive. Parmi ses conférenciers, on compte des nationaux et d’autres intellectuels de la diaspora. Une telle approche a favorisé une large démocratisation du savoir. La masse a ainsi accès aux prestations d’érudits musulmans et de divers spécialistes du milieu universitaire et autres ; bénéficiant du coup de la jonction entre l’école de Seydouna Mohamed (PSL) et celle occidentale tant souhaitée par Serigne Cheikh Tidiane Sy dans la perspective du dialogue interculturel.

Pour les moustarchidines, l’U.R constitue un grand moment de communion avec leurs condisciples mais aussi avec leur leader Serigne Moustapha SY. Ils la considèrent comme l’un des deux temps forts de leur programme annuel ; à savoir : le Mawlid qui est un rendez-vous avec le Prophète Mohamed (PSL) et l’Université du Ramadan, celui d’avec Le Tout Puissant.

Compte tenu de l’importance que revêt l’Université du Ramadan dans la diffusion des valeurs islamiques, son transfert jusqu’aux coins les plus reculés est apparu nécessaire ; c’est ce qui a amené sa décentralisation en 2007. Cette dernière a été possible grâce à Internet. Ainsi, pour la présente édition, plus de 40 sites accueillent des unités décentralisées pour suivre les cours par visioconférence dans diverses zones du pays et de l’étranger. Ceci a favorisé entre autres : une plus grande accessibilité du message du Responsable Moral, le développement de l’esprit d’entreprise chez les moustarchidines à la base, le renforcement de leurs capacités, une meilleure visibilité du mouvement à l’intérieur comme à extérieur du pays.

Une telle organisation, empreinte d’une vision aussi pragmatique pour un Dahira, est assez singulière pour mériter d’être soulignée. Il reste à ses membres d’abord, à l’Etat ensuite et aux populations en général, de mettre à profit ces assises dont la quinzième édition est calée du 12 Août au 06 Septembre 2010.                                  

 

 

LES FONDEMENTS DE LA PENSEE POLITIQUE EN ISLAM (ARCHIVES 2009)

21 août 2011

ECHOS DES UNIVERSITES DU RAMADAN N°04

Date de parution : 12 Août 2010

Les fondements de la pensée politique en Islam par Imam Malick Mbaye

résumé de Abdoul Aziz Seck

Le Coran est un tremplin au centre duquel émerge la morale. Il conduit l’être humain vers la cité de la foi, de l’équilibre, de la réconciliation avec soi, de la fidélité et de la félicité. D’où la nécessité du Livre dans le fondement de la pensée politique.

Abordant le thème, M. Malick Mbaye a précisé que la science politique est une question de conduite calculée pour atteindre un but précis en matière de conquête ou de gestion du pouvoir. Elle fait partie, avec la psychologie et la sociologie, des dernières sciences à naître.

Les philosophes ont eu à la théoriser. C’est ainsi que Socrate considérait qu’une société doit reposer sur des fondements comme la sécurité, une paix durable et globale, la justice, le respect des libertés et de la dignité humaine. Pour ce faire, seuls des hommes vertueux, dotés de sagesse devraient être aux commandes. Ce qui recoupe les propos du Prophète (PSL) : « le sort de mon peuple dépend de la vertu de deux groupes : les gouvernants et les savants ».

Mais il faut se faire à l’idée que la responsabilité avant d’être sélective a d’abord été collective avec ce verset : «Je vais envoyer un vicaire sur Terre ». Ce vicariat interpelle tout un chacun et exige un ensemble de vertus. Cependant, compte tenu de la charge qui pèse sur lui et l’influence qu’il exerce, le politique, plus que tout autre, devrait recourir aux fondements de la pensée politique dans le Coran.

Poursuivant son exposé, le conférencier a souligné que le premier fondement reste la foi en Dieu, aux anges, aux prophètes, au jugement dernier et à la prédestination. La politique, dans la perspective islamique est surtout éthique, condamnant l’égoïsme, l’opportunisme, le narcissisme, etc. C’est une des raisons pour lesquelles le Prophète (PSL) a consacré les dix années passées à la Mecque à construire et consolider la foi chez ses compagnons. 

Ensuite, M. Mbaye a énoncé d’autres fondements : l’honnêteté et l’équité ; car, on ne peut, en aucun cas construire un Etat sur l’injustice. Ce serait une infraction. Or, Allah nous « ordonne l’équité et la bienfaisance » même si nous siégeons à des stations différentes. A cela vient s’ajouter la modestie, l’humilité et la crédibilité.

En outre, selon le conférencier, s’il y a une leçon à méditer c’est celle d’Omar Ibn Abdel Aziz qui ne confondait point ses biens propres aux deniers de l’Etat. Il ne faisait pas dans la supercherie. Par contre, de nos jours la falsification de documents semble être érigée en règle avec notamment, les procès verbaux fictifs et les surfacturations.

Un autre fondement reste une justice équidistante. C’est ainsi que lorsque des musulmans accusèrent à tort un juif d’avoir volé un manteau, Dieu intervint en ces termes : « Nous t’avons révélé le Livre pour que tu appliques la justice telle qu’Allah te l’a enseignée. Ne te fais donc pas l’avocat des traîtres ». V 105 Sourate 4.  C’est dire que l’Islam bannit toute forme de népotisme.

Ensuite, le conférencier a mis en évidence l’importance de la concertation prescrite par le Seigneur. C’est dans cette dynamique que le Responsable Moral rappelle souvent les propos de Seydi El Hadji Malick Sy qui demandait aux politiques de ne point singulariser trois verbes : savoir, pouvoir et vouloir. 

C’est ainsi que M. Mbaye a conclu en disant que nos leaders disposent à travers les enseignements de l’Islam, d’un référentiel de vertus qui, mis en pratique, servirait grandement la cause de la Nation. Mais s’ils peinent à les appliquer, il serait alors temps pour les religieux, d’investir le champ politique.

 

 

CHRONIQUE DES UNIVERSITES DU RAMADAN (suite)

20 août 2011

ECHOS DES UNIVERSITES DU RAMADAN N°04

Date de parution : 12 Août 2010

Chronique des Universités du Ramadan (suite)

Par Ndéye Fatou Ndione

Dans nos précédents numéros, votre chronique s’est employée à revisiter le contenu des Universités du Ramadan. C’est ainsi que les thèmes de la première à la onzième édition ont été passés au peigne fin dans le but de mettre en exergue leur pertinence et leur souci de donner des solutions aux problèmes qui assaillent la Umma.

C’est toujours dans cette mouvance que nous allons nous intéresser aux thèmes de la douzième à la quatorzième édition.

À la suite de sa quête d’un monde meilleur, une solution s’avère idoine pour l’humanité : c’est celui d’un Univers régi par la spiritualité. Et pour vivre pleinement cette spiritualité, le mouvement religieux apparait comme le sésame devant lui faire accéder à la quiétude que procure cette dernière ; ce que semblait saisir Malraux lorsqu’il énonçait que « le 21ème siècle sera religieux ou ne sera pas ». Mais pour le musulman, la religion a toujours été l’essence même de son existence.

C’est dans cet ordre d’idée qu’une introspection est faite au sein du Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty lors de l’édition de 2007 autour du thème suivant : « Un mouvement à l’épreuve des défis sociaux, culturels et politiques : le « Moustarchid » interpelé ». Une manière pour son Chef de revoir ses troupes et de les réarmer face à ces défis multiples qui les attendent. Un réarmement qui commença par une précision de taille du Responsable Moral. Celui-ci montra que le concept de Moustarchid est plus une question de sens de responsabilité que de simple adhésion. C’est ainsi, dira t-il, que le parrain de tous les Moustarchidines du monde est le prophète Ibrahim. 

Dans ce face à face avec les défis, deux armes sont incontournables à savoir le Coran et la Sunna en tant que legs du Prophète (PSL) : « je vous lègue deux références ; si vous vous y fiez, jamais vous ne serez en perdition ». Des préceptes que la Umma semble avoir oubliés au moment où le monde reste tenaillé par diverses angoisses. L’édition de 2008 allait ainsi proposer « Le Coran et la Sunna au chevet d’un monde en détresse ». 

Mais dans quelle mesure le Coran et la Sunna peuvent-ils secourir ce monde en proie à la dérive ?

Certainement dans la mesure où, une lecture actuelle, contemporaine en est faite. En effet, c’est parce que les enseignements du Coran sont intemporels, qu’il incombe alors aux musulmans de ne pas céder à un conservatisme enlisant. Il s’agit de mettre en rapport la dialectique du Livre avec les phénomènes spatiotemporels propres à chaque époque. Une préoccupation qu’a faite sienne l’édition de 2009 qui a exploré les pistes « Pour une nouvelle lecture du Saint Coran ».

C’est réaffirmer, si besoin en était, que le Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty est un mouvement islamique capable de conjuguer les exigences de la Dahwa aux réalités des temps modernes. Ce que, espérons le, votre chronique aura contribué à mettre en évidence depuis le début.

 

 

 

 

 

 

FACE AUX DEFIS DU MONDE CONTEMPORAIN, LA SOLUTION ISLAMIQUE FAIT PEUR : POURQUOI L’OPTIMISME DES UNS ET LE PESSIMISME DES AUTRES ? (ARCHIVES U.R 2000)

19 août 2011

ECHOS DES UNIVERSITES DU RAMADAN N°04

Date parution : 12 Août 2010

Cours inaugural de la 5ème édition de l’Université du Ramadan par Serigne Moustapha Sy

Face  aux défis du monde contemporain, la solution islamique fait peur : pourquoi l’optimisme des uns et le pessimisme des autres (1ère partie)

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Le Coran se distingue par son caractère intemporel. Aussi, un discours qui s’en inspire ne peut que refléter cet aspect. Cet extrait du cours inaugural de l’U.R de 2000 en est assez illustratif. Serigne Moustapha Sy y analysait la situation du monde islamique face aux défis du monde contemporain. 

La lune a étalé son drap de lumière sur la terre de l’Islam. Mais malgré ses efforts pour s’y maintenir, elle a connu des éclipses successives et les étoiles de la justice, de la perfection, du dévouement et de la crainte révérencielle se sont dissipées de leur exaltant firmament. « Et nous ne savions pas si un mal est voulu par ceux qui sont sur la Terre ou si leur Seigneur veut qu’ils se maintiennent sur le droit chemin ».  V10 Sourate Djinn. Nous comprenons par ce questionnement qu’il y a des interrogations auxquelles l’homme peut prétendre apporter une réponse et d’autres ne relevant que du domaine réservé de Dieu qui Seul, est habilité à les élucider.

Le poète arabe Chawqhi disait :

« Ô flamme de l’Unicité de Dieu ! Vas-tu t’éteindre,

 Alors que c’est Dieu Le Très Haut qui t’a allumée ?  

Ceux qui t’ont hérité et t’ont géré selon leur passion,

Après le fils de Hind, t’ont longtemps travestie.              

Ils n’ont pas porté le manteau du Prophète               

Mais ils ont porté les rites de la Rome antique ».

L’Islam, victime de musulmans …

La confusion qui plane aujourd’hui sur l’Islam est le fait de musulmans qui n’honorent pas leur religion par leurs pratiques désobligeantes. L’Islam est devenu donc victime de ces musulmans qui suivent le chemin tortueux.

Un musulman qui, en accomplissant la prière, le fait avec négligence ou ostentation; quand il fait la charité, la gâche par des mots blessants et la vanité; quand il accomplit le pèlerinage, l’altère par des querelles et des actes pervers; quand il jeune, c’est simplement pour se priver de nourriture et de boisson; quand il prononce la Chahâda (profession de foi), c’est de façon vulgaire; quand il psalmodie des versets coraniques, son cœur, au lieu de voyager vers les horizons lointains du Royaume Céleste, s’enlise dans les turpitudes de la mondanité. Un musulman qui, quand il étudie la jurisprudence (Fiqh), c’est pour étayer son argumentaire dans les disputes.

Quand il invite à l’application de la Charia, transforme celle-ci en terrain miné à cause de ses interprétations superficielles ; surtout si celui qui exécute les lois n’agit pas en sage mais plutôt en juge ou gendarme sans pitié. Quand il sonne le clairon pour appeler à la Djihad, verse dans la rébellion et l’injustice.

Les mises en garde du Prophète (PSL)

Pourtant, le Prophète (PSL) a voulu attirer notre attention lorsqu’il informait ses compagnons, des différentes étapes qui marqueront le retrait des musulmans des terres de l’Islam et la montée en puissance des troupes de la mécréance.

La première étape est annoncée par ce Hadith du Prophète (PSL) quand il demandait à ses compagnons : « Qui serez-vous quand vous aurez conquis les empires romain et persan ». Ibn Awf (RTA) répondit : « Nous resterons sur le chemin que Dieu nous a tracé. Le Prophète (PSL) rétorqua que non. Quand ce triomphe arrivera, vous céderez à la tentation et vous verserez dans la rivalité, l’aversion et l’inimité ». Et comme si on lui avait demandé les conséquences qui découleront de cette situation de décadence, le Prophète (PSL) affirma : « on craint que les autres communautés ne se liguent pour vous détruire à l’image de gourmands qui prennent d’assaut une table bien garnie ; les musulmans demandèrent : « Serions-nous minoritaires en ce moment ? » Le Prophète (PSL) répondit : « pourtant non ! Mais vous serez aussi insignifiants que des ordures charriées par un torrent et Dieu effacera du cœur de vos ennemis tout le respect et la crainte qu’ils éprouvent à votre égard. En plus, Dieu vous fragilisera ». Ils demandèrent en quoi consistera la fragilité ? Il répondit : vous aimerez la mondanité et abhorrerez la mort ».

La deuxième étape est illustrée par le Hadith suivant : « Vous serez frappés par cinq fléaux et je prie Dieu qu’Il vous en préserve :

 

  • le libertinage et la permissivité ne se sont jamais répandus dans une société sans que des épidémies et des maladies incurables, méconnues des générations précédentes n’en soient les conséquences.
  • les gens n’ont jamais fraudé dans l’usage des poids et de la mesure sans traverser des moments de crise et subir les sévices d’un pouvoir despotique.
  • ils n’ont jamais refusé la zakat sans connaître de terribles sécheresses.
  • ils n’ont jamais violé le pacte de Dieu et de son Prophète (PSL) sans qu’Allah n’envoie contre eux des ennemies redoutables qui les oppriment et les exploitent sans pitié.
  • ils n’ont enfin jamais laissé en rade le Livre de Dieu et sa législation sans que la sédition et l’insécurité ne s’installent chez eux ».

La troisième étape a été annoncée par ce propos du prophète : « Les fléaux qui avaient gangrené les communautés antérieures rampent vers vous ; et vous suivrez le peuple d’Israël pas à pas jusqu’à ce qu’il s’engouffre dans un trou de lézard et vous l’y retrouverez. »

Les conséquences du retrait

Nous vivons une époque où les mutations s’accélèrent de jour en jour et la communauté musulmane est devenue un lourd fardeau sur le dos de l’Occident ; car incapable de se prendre en charge. Elle se voit obligée de vivre sous la perfusion de l’aide occidentale. Or, s’ils avaient adoré le Seigneur de cette Maison, il les aurait préservé de la faim et délivré de la peur.

Ainsi, la communauté musulmane, qui vivait dans la prospérité et l’opulence pendant la première ère, tomba progressivement dans la décrépitude. Et la décadence a été telle que les forces ennemies, jadis défensives, devinrent offensives.

Ceci, parce que les troupes des tribus arabes de la campagne étaient des néophytes beaucoup plus attachés à leur esprit tribaliste qu’à la logique islamique. Cela déboucha sur la plus grande sédition que l’empire musulman ait jamais connue et le calife Uthman en a été la principale victime.

Il s’ensuivit la deuxième grande sédition qui a anéanti l’autorité orthodoxe de Médine ; tandis que la troisième conduisit à la dispersion des forces de l’Islam et l’instauration de plusieurs petits Etats chauvinistes et lignagères. La situation a empiré avec la propagation des courants de pensées populaires et anarchistes. Leurs conséquences néfastes ont contribué à creuser la plaie de la communauté avec la division des peuples en classes et en sectes réclamant toutes, leur autonomie. Et quelque soit les avantages des uns et les revers des autres, ces conséquences n’ont été que fatales pour l’Islam :

 

  • d’abord un séisme a bouleversé la foi sincère, dénaturant le sens de la religion et dévalorisant la dévotion.
  • un deuxième séisme a secoué les valeurs humaines au point que règnent la pagaille et le désordre sur Terre.
  • la justice et l’organisation sociale ont aussi connu un bouleversement qui a débouché sur la trilogie infernale : presse, argent, sexe.

Après un séisme, la priorité reste le sauvetage des victimes. Mais, nous ne devons cependant pas perdre de vue qu’au même moment, le bloc soviétique se disloquait sous l’effet des crises économiques et sociales alors que l’Occident nageait lui aussi, en pleine crises. Ainsi, le monde musulman qui valsait entre les deux camps était alors laissé à lui-même ; considéré comme un fossé destiné à recevoir les débris. Le poète, Chawqhi, disait à ce titre : « J’ai vu un déferlent déluge provenant de l’Occident et les gens de l’Orient dorment encore sur leurs lauriers. Si Noé ne nous envoie pas son Arche, c’est la fin de l’Islam et la chute de l’Orient ».  Quelle est alors, la meilleure solution pour sortir de cette crise ? Et quel est le nouveau départ qui doit être pris pour permettre aux musulmans de retrouver leur lustre d’antan sans craindre d’effets pervers ?

Des solutions possibles

Aujourd’hui les musulmans sont en face de trois orientations :

  • La solution exogène provenant de l’expérience occidentale, matérialiste, laïque et athée. Celle-ci a contribué à travestir l’identité et la personnalité musulmane.

Malheureusement, les musulmans ne se soucient guère des causes qui font que certaines solutions et mécanismes importés ne donnent pas les résultats escomptés. Ceci nous amène à épouser les propos de Serigne Cheikh Tidiane Sy pour qui : « la fausse imagination débouche toujours sur une fausse perception ; ce qui introduit une erreur dans la logique et dans l’interprétation des faits ». A la lumière de cette réflexion, on comprend mieux les raisons de l’échec de l’utilisation des expériences occidentales dans certains pays musulmans comme la Turquie avec son corollaire de déchirures, d’exclusions et de crise identitaire.

 

  • La deuxième est relative à la solution islamique traditionnelle que les musulmans préconisent présentement en occultant les dimensions spatio-temporelles qui ont assuré aux compagnons du Prophète (PSL) cette réussite éclatante. Il est vrai « qu’on ne peut résoudre les problèmes actuels de la communauté musulmane qu’en appliquant les mécanismes qui avaient solutionné les problèmes du passé ». Mais comment ?

« Ils ne te citeront aucun exemple sans qu’on te révèle la vérité et de manière très détaillée ». Frères en Dieu, la vérité ne se confirme pas d’elle-même mais plutôt par des hommes de principe qui ont respecté le pacte parafé avec Allah. Des hommes qui ne se lassent point de réitérer cette prière du Prophète (PSL) : « Seigneur, montre-nous le chemin de la vérité et aide-nous à le suivre ; indique-nous le chemin de la perdition et aide-nous à nous en éloigner ».

 

  • La troisième orientation est la mieux appropriée ; celle qui est probablement en mesure de relever les défis contemporains en se plaçant sous l’optique du Coran et de la Sunna dépouillée de toute innovation blâmable, de superstitions et de légendes. Cette solution est d’autant plus porteuse d’espoir que le Coran est un Livre protégé des futilités et le Prophète (PSL), un guide objectif. En outre, si le Ciel et la Terre se montrent exigus pour abriter Dieu, le cœur de son serviteur lui, l’est suffisamment. Dès lors, le problème qui se pose reste une question d’étude, d’analyse, d’interprétation et d’application.

Mais, l’Islam devant cette situation se divise en deux blocs : les pédagogues et les démagogues. Comment l’une de ces entités pourra-t-elle parvenir à imposer sa méthode à l’autre ?

D’autant plus que le contexte de révélation du verset « Point de contrainte en religion… » a changé. Si, par le passé, les gens quitter les ténèbres pour la lumière, aujourd’hui ils prennent le sens inverse. Or, le musulman est tenu de choisir entre les deux. « Dieu est le maître des croyants ; Il les fait sortir des ténèbres vers la lumière ; les incrédules ont pour patrons les Taghouts ; ils les font sortir de la lumière vers les ténèbres ».

Le retour à la source est donc nécessaire mais, dans le respect des principes ; et ce rendez-vous sera, cette fois-ci, un rendez-vous de combat à la Gloire du Seigneur.

Source : C S U

 

 

 

 

 

EDITORIAL :Quels fondements pour un exercice du pouvoir au service du peuple?

16 août 2011

ECHOS DES UNIVERSITES DU RAMADAN N°04

Date de parution : 12 Août 2010

EDITORIAL :  Quels fondements pour un exercice du pouvoir au service du peuple?

Par Babacar Lô

Bismillahir Rahmanir Rahim

Selon Aristote, « l’homme est par nature un animal politique », c’est à dire destiné à vivre en société. Cela suppose, entre autres, des lois applicables à tous, mais et surtout, l’exercice de la souveraineté à travers la reconnaissance d’une ou de plusieurs autorités communes. Celles-ci agissant a priori, pour le bien de tous sur la base d’un mandat.

Mais, ce pouvoir ainsi conféré a ceci de particulier : il instaure un rapport de force qui, non contrôlé, conduit souvent à l’aliénation de l’un de ses protagonistes. Entre les mains de l’Etat (donc d’hommes naturellement égoïstes), il a tendance à s’accroître au point d’étouffer les libertés individuelles ; justifiant ainsi tout le pessimisme de Gandhi dans les propos suivants : « C’est avec la plus grande des appréhensions que je considère l’accroissement des pouvoirs de l’Etat. En effet, quoi qu’on puisse en attendre quelque bien, quelque apaisement, il en sortira le plus grand mal car l’individualité humaine sera détruite ; or, elle est la racine de tout progrès. L’Etat représente la violence sous sa forme concentrée, organisée. L’individu a une âme, mais l’État qui est une machine sans âme ne peut être soustrait à la violence puisque c’est à elle qu’il doit son existence».

Gandhi revendique l’idéal de l’égalité et de la justice. Pour lui, l’Etat doit être commandé par des valeurs essentiellement pédagogiques et religieuses. En effet, la personne humaine est la seule valeur et le bonheur des hommes la seule fin en soi. Et cette fin essentielle ce n’est pas l’Etat qui la réalise. C’est la persuasion, l’éducation et la croyance.

Si malgré tout, l’exercice du pouvoir par un Etat quelconque s’avère nécessaire, de qui devrait alors, à juste titre, émaner ce mandat ? Relève-t-il du domaine réservé divin ? Est-ce l’apanage de la volonté populaire ? Ou en dernier ressort, est-il possible que l’un participe de l’autre et dans quelle mesure ?

Les sociétés féodales, elles, recourraient assez souvent à des pratiques mystiques pour désigner leurs souverains ou guides. Certaines se confiaient à l’oracle, d’autres se fiaient aux révélations ou aux présages qui tiendraient lieu de portrait robot. Quant à l’Islam, il fait foi en l’Omnisciente Main Divine qui destine, à travers une Savante Mise en Scène, à chaque peuple les dirigeants qu’il mérite. Dans cette perspective, quelle devrait être l’attitude du peuple ? Le fatalisme ?

Une option que semble récuser les démocraties modernes. Elles positionnent le citoyen en maître de son destin à travers le suffrage universel. Mais au regard des expériences vécues ça et là, il y a à se demander si les divinités traditionnelles n’ont pas fait place aux systèmes actuels qui, malgré leur diversité, ne sont que trop peu au service de l’humanité.

En outre, si dans un pays, l’on arrive à un consensus sur le mode de dévolution du pouvoir, la légitimité ou la légalité qui en découleraient, intègreraient-elles l’entourage du chef ? Les méthodes qui seraient employées telles la persuasion ou la répression, l’éducation ou l’intimidation, la croyance ou la corruption, …, rentreraient-elles dans cette garantie ? Au moment de la transmission du pouvoir, cautionnera-t-on des manœuvres de maintien ou de dévolution monarchique déguisées ?

C’est souligner ainsi toute la pertinence du thème central de la présente édition de l’Université du Ramadan :  » Le cercle du pouvoir : une légitimité divine ou une légalité constitutionnelle? » Une problématique que le Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty, sous la houlette de son Responsable Moral Serigne Moustapha Sy, tentera de cerner avec ses invités.

Puisse la Grâce de Dieu nous accompagner durant ce mois béni. Que la paix soit avec vous !

ENTRETIEN AVEC CHEIKH TIDIANE SARR, MEMBRE DU COMITE SCIENTIFIQUE DU DMWM

15 août 2011

ECHOS DES UNIVERSITES DU RAMADAN N°03

Date de parution : 12 Septembre 2009

ENTRETIEN AVEC : Cheikh Tidiane Sarr, membre du comité scientifique du DMWM

Réalisé par Pape Alioune Ndiaye

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  • M. Sarr, vous siégez au comité scientifique du D.M.W.M, quel rôle ce dit comité joue t- il dans l’organisation de l’Université du Ramadan ?

Le comité scientifique joue un rôle capital dans l’organisation des Universités du Ramadan. Il est chargé de mener les réflexions en proposant un thème central et des sous thèmes. Il s’occupe également de la rédaction des synopsis en suggérant des pistes de réflexions et des angles d’analyse aux conférenciers. Le choix des conférenciers et l’élaboration de l’agenda de l’Université sont aussi de son ressort. Par ailleurs, il est tenu de veiller à une bonne organisation des séances. En un mot, le comité scientifique peut être considéré, avec l’appui du comité d’organisation, comme le maître d’œuvre des Universités du Ramadan.

  • En dehors de l’Université du Ramadan, quelles sont les activités du comité scientifique ?

Après les Universités, les activités du comité scientifique consistent essentiellement en un travail d’évaluation, de suivi et de recherche. A la fin du mois béni du Ramadan, le comité scientifique s’attelle à dresser le bilan des Universités en procédant à une évaluation scientifique des cours dispensés tout au long de l’édition qui s’achève. Cette évaluation permet au comité scientifique de mesurer ses progrès et de déceler ses manquements ; cela est nécessaire pour dégager des perspectives d’avenir en vue de perfectionner la méthode. 

Ensuite, il y a le suivi qui débute avec l’édition d’un document de synthèse des différentes communications. Parallèlement à tout cela, le comité scientifique continue son travail de recherche pour être en phase avec l’évolution des idées ; ce qui lui permet de préparer sereinement l’édition suivante.

  • La dernière édition s’était penchée sur « Le Coran et la Sunna au chevet d’un monde en détresse ». Cette année, vous nous revenez avec : « Pour une nouvelle lecture du Saint Coran ». Pourquoi ce choix ?

Le Coran est le socle de l’identité spirituelle du musulman. C’est à partir de Lui que se fonde la weltanschauung (la vision du monde) de l’Islam. Le Prophète Mouhammad (PSL) dit que ce Livre renferme les solutions à tous problèmes présents et futurs. Si donc, malgré tout cela, la Umma patauge dans cette situation peu enviable, c’est qu’elle pèche à l’utiliser à sa juste valeur. Sous ce rapport, il n’est pas superflu d’inviter la communauté musulmane à une nouvelle lecture du Saint Coran. 

  • Quel lien faites-vous alors entre ces deux thèmes ?

Il y a une continuité dans le choix de ces deux thèmes. Dans le premier, il était question de démontrer l’état de détresse et de déliquescence dans lequel le monde est plongé. Un état qui laisse l’humanité toute entière perplexe et désemparée. Cette situation chaotique n’est rien d’autre que la conséquence logique de notre éloignement des enseignements de l’Islam.

 Il fallait donc démontrer, avec un argumentaire solide, que le retour au Coran et à la Sunna était la seule issue de secours pour ce monde en détresse. C’est dans cette optique même que le Responsable Moral, Serigne Moustapha SY, invitait l’humanité à expérimenter l’Islam après avoir, tour à tour, testé le communisme et le capitalisme qui ont montré leurs limites.

Mais les gens peuvent rétorquer en disant que le Coran est là depuis toujours sans que la situation ne change. On leur dit alors, qu’il ne suffit pas de posséder le texte. Il s’agit d’en comprendre les orientations et de mettre sur pied un mécanisme efficace pour leur application concrète. Serigne Cheikh Tidiane SY disait : « la loi coranique n’est loi que quand il y a des hommes capables d’en faire un ferment ; un ferment purement du progrès ». 

Pour gagner un tel pari, il est nécessaire d’adopter une démarche de rupture. C’est pourquoi on a proposé la nouvelle lecture.

 

  • Vous invitez ainsi à une nouvelle lecture du Saint Coran, est-ce à dire que celles précédentes sont tombées en désuétude ?

Pas du tout ! L’effort intellectuel s’inscrit d’abord dans la continuité. Les réflexions que nous menons aujourd’hui reposent sur le socle des recherches antérieures et c’est ainsi que fonctionne la machine. La Umma a connu d’éminents exégètes qui ont eu à interpréter le Coran chacun selon son entendement et son domaine de spécialisation. Les rhétoriciens se sont intéressés aux sublimités littéraires du texte en mettant en exergue son inimitable beauté. Les jurisconsultes ont fait d’éminents efforts en analysant sa dimension juridique. Les soufis ont eu le courage de sonder ses mystères en levant un coin du voile sur ses symboles et secrets. C’est dire qu’on ne peut sous-estimer ces efforts de recherches.   Seulement, on ne peut non plus continuer à interpréter le texte coranique de la même manière que nos valeureux prédécesseurs d’il y a cinq siècles. C’est à ce titre que Muhammad Iqbal disait : »le musulman d’aujourd’hui se trouve devant une tâche immense. Il doit repenser tout le système de l’Islam sans rompre complètement avec le passé  ». En effet, « le Coran ne s’identifie pas à l’histoire mais à la métahistoire. Il révèle, dévoile et oriente. Il parle à chacun à sa langue, à sa portée, à son intelligence, à son cœur, à ses questions, à ses joies comme à ses blessures.  Il est à la fois simple et complexe, léger de poids et lourd de sens ». Peut-on alors imaginer qu’un livre de cette dimension et de cette profondeur ne fasse l’objet de lectures plurielles qui se renouvellent en fonction des changements spatio-temporels ?

  • La décentralisation de l’Université du Ramadan a conduit à la naissance de comités scientifiques locaux. Comment s’effectue la collaboration ?

L’émergence des comités scientifiques locaux est le résultat des progrès considérables réalisés par l’Université du Ramadan devenue, au fil des années, l’une des plus importantes rencontres culturelles islamiques du pays, voire de la région. Le cachet populaire que revêt l’évènement et l’engouement qu’elle suscite chez les populations, surtout avec les visioconférences via Internet, ont introduit une nouvelle donne favorisant la décentralisation. Il fallait donc, comme mesure d’accompagnement, une certaine organisation à la base. C’est ce qui a conduit à la naissance des comités scientifiques locaux qui sont des répondants du comité scientifique national. D’ailleurs, une réunion d’information a eu lieu avant le démarrage de la présente édition, pour définir les contours de la collaboration.  Comme vous l’avez si bien dit, il s’agit d’une décentralisation. Cela veut dire que le comité scientifique national dégage les orientations et élabore le programme des Universités. Ce qui n’exclut pas qu’il y ait des aspects gérés par les comités scientifiques locaux, chacun selon ses propres réalités.

En tout état de cause, il faut se féliciter de l’émergence de ces comités scientifiques car, cela contribue à améliorer grandement le travail.

  • La portée de la tenue des Universités se mesure, entre autres, en termes d’impact sur le long terme. Est-il prévu un suivi exclusif de l’Université du Ramadan ?

Il est possible d’envisager un suivi systématique en collaboration avec les comités scientifiques locaux. Cela permettra d’atteindre une cible beaucoup plus large et de laisser un impact beaucoup plus durable.

Mais ce qui est le plus important, c’est qu’aujourd’hui l’Université du Ramadan contribue à éveiller les consciences. C’est une œuvre que les populations ont fini de s’approprier car, elle répond à leurs préoccupations.

Nous ne pouvons donc que prier pour son initiateur et lui souhaiter un succès retentissant dans toutes ses entreprises.

CONSTANTES ET VARIANTES DANS LE CORAN

14 août 2011

ECHOS DES UNIVERSITES DU RAMADAN N°03

Date de parution : 12 Septembre 2009

Constantes et variantes dans le Coran par Oustaz Babacar Diop

RESUME de Absa Lô

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Le Coran, en tant qu’élément structurant des textes en vigueur en Islam, a pour dessein particulier de guider les hommes et de répondre à leurs besoins dans les différents domaines de la vie. A ce titre, il a le mérite de briller par sa contemporanéité.  Mais les musulmans que nous sommes, devons tenir compte de ses constantes et variables à chaque époque, sans verser dans les travers de la refondation. D’où l’intérêt du thème introduit par Oustaz Babacar Diop du DMWM. 

Abordant le thème, le conférencier précisera que pour interpréter le Coran, les savants, en passant par les compagnons du Prophète (PSL), ont chacun selon son entendement, emprunté des méthodes et techniques différentes. Celles-ci sont essentiellement basées sur la transmission, l’opinion personnelle ou la méditation. Cela a donné une législation assez pointue qui n’a pas manqué, en fonction des réalités, de faire l’objet d’amendements ; à commencer par les quatre califes. 

C’est ainsi qu’Abu Bakr, sur proposition d’Omar, fit rassembler les versets coraniques en un seul livre. Omar lui-même, refusa un jour, d’appliquer la sentence réservée au voleur en raison de la crise économique qui sévissait et invoqua la responsabilité collective. Uthman est à l’origine du second appel du muezzin pour la prière du vendredi… Après ces derniers, d’autres notamment, les « taabihiin» et les savants sont venus jouer leur partition en réinterprétant ou en apportant leurs amendements.

Mais au cours de son développement, Oustaz Babacar Diop a montré qu’il existe dans le Coran des dispositions qui ne peuvent aucunement faire l’objet d’une interprétation plurielle ou différenciée. C’est le cas notamment de celles relatives à la foi (foi en Dieu, au Prophète, au jugement dernier…), aux injonctions et interdictions d’ALLAH et du Prophète (PSL) comme la Prière, le Jeûne, le Pèlerinage, l’aumône, l’adultère,… Les variables, quant à elles, se retrouvent généralement dans les dispositions à caractère ambigu et dans les domaines : constitutionnel, militaire, économique, social et politique.

Il arrive aussi que l’intérêt de la Umma commande d’introduire de menues réformes ou d’édicter même des textes portant sur des faits nouveaux. C’est le cas en matière de retraite, d’allocation familiale, d’assistance médicale…

M. Diop a toutefois précisé que les réformateurs doivent être d’une moralité irréprochable et jouir d’une grande maîtrise des fondements de la jurisprudence (ussuul lul fiqh).En outre, le conférencier a montré qu’il y a trois classifications dans la jurisprudence islamique :

 

  1. Les écoles n’acceptant pour référence que le Coran et la Sunna.
  2. Les écoles qui se limitent à la rigueur apparente des textes édictés par leurs Imams. 
  3. Les écoles qui encouragent la relecture de certains textes suivant l’évolution et l’intérêt de la société mais dans la limite des règles édictées en la matière. Cette classe mérite, selon M Diop, une oreille attentive aux fins d’approfondir la réflexion pour le bien de la Umma.

Pour conclure, le conférencier a mis en exergue des handicaps dont souffre la jurisprudence islamique à savoir :

  • Le manque de continuité de la recherche,

  • L’inertie des successeurs et savants à une certaine époque,

  • Les divergences entre les écoles (malikite ; hanbalite ; hanafite ; chafiite …),

  • La corruption de juges et doctes à la solde de souverains despotes de l’époque.

 

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